INTERNATIONAL MILITARY MUSIC SOCIETY

Branche française

Slide Down Menu HTML Css3Menu.com


                                                                        

La fanfare du prytanée militaire de La Flèche

La fanfare du prytanée militaire est formée par des élèves volontaires et, de ce fait, l'effectif varie en fonction des relèves d'élèves.
Elle permet aux élèves de pratiquer et de se perfectionner au point de vue musical et, ponctuellement, de constituer une formation musicale participant au cérémonial de leur école.

Du Collège Royal de 1603 au Prytanée en 2010

Institution créée par Henri IV en 1603 « pour instruire la jeunesse et la rendre amoureuse des sciences, de l’honneur et de la vertu, pour être capable de servir au public… », le Prytanée est resté, depuis quatre siècles, fidèle à sa mission originelle.

Le Prytanée, dans l’Athènes du siècle de Périclès, abritait les prytanes, magistrats suprêmes de la cité grecque. Ce nom fut repris au XIXe siècle pour désigner l’établissement.

En définitive, le Prytanée est l’un de ces lieux où s’entretient comme un « feu sacré » un ensemble de traditions intellectuelles, éducatives et morales.

Le Collège des Jésuites ou Collège Henri-le-Grand (1604-1762).

Au XVIe siècle, Françoise, duchesse d’Alençon, grand-mère d’Henri IV, avait édifié à La Flèche un château où séjournèrent en 1552 le roi de Navarre, Antoine de Bourbon, et son épouse Jeanne d’Albret, parents du futur roi de France. Quelques mois plus tard naquit à Pau Henri IV, « Fléchois avant d’avoir été Béarnais », ajoute l’historien J. Clère. Voilà pourquoi ce roi resta très attaché à son « foyer fléchois » et décida, en septembre 1603, d’y fonder un collège pour l’éducation de la jeunesse. Aussi fit-il don de son château de La Flèche aux Jésuites.

Partis de Pont-à-Mousson le 16 octobre 1603, les premiers Jésuites arrivèrent à La Flèche le 2 janvier 1604. « On commença d’y faire leçons en la grammaire, la rhétorique, les langues latine, grecque, hébraïque, la philosophie, les mathématiques, la théologie… ». Grâce à la munificence du roi Henri IV, l’établissement commença à prendre sa forme actuelle comme en témoigne l’édit de fondation donné à Fontainebleau en mai 1607.

Un des premiers élèves, René Descartes, qui séjourna à La Flèche de 1607 à 1615, a retracé notamment dans la première partie du Discours de la méthode l’histoire de l’enseignement qu’il y reçut.

Le collège prit alors de l’extension. On construisit une vaste église qui recueillit les coeurs du roi Henri IV et de la reine Marie de Médicis, mais aussi de grands bâtiments autour de vastes cours. Quinze cents élèves dont plus de mille externes, cent vingt Jésuites vivaient à La Flèche en suivant la « Ratio Studiorum », les principes d’instruction et d’éducation de la Compagnie de Jésus. En 1762, les Jésuites, expulsés, quittèrent la France et le collège connut jusqu’en 1764 un enseignement intérimaire assuré par des professeurs qui avaient été les élèves des Jésuites.

Le Collège devient Ecole militaire (1764-1793).

Après les revers de la Guerre de sept ans, Louis XV et Choiseul réorganisent le collège de La Flèche en « Ecole de Cadets ou Ecole militaire préparatoire à l’Ecole militaire du Champ de Mars » qui avait été créée en 1751. Cette école fut réservée aux enfants de 250 gentilshommes, mais aussi aux fils des officiers tués ou blessés à la guerre et des chevaliers de Saint-Louis.

C’est de cette époque que date la véritable vocation militaire de l’école de La Flèche. En 1776, le comte de Saint-Germain avait voulu supprimer l’Ecole mais Louis XVI rétablit le collège et en confia la direction aux Pères de la Doctrine chrétienne, qui eurent notamment pour élèves le général Bertrand, compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène, et les deux frères Chappe, inventeurs du télégraphe aérien.

Le collège fut fermé en 1793. Les bâtiments connurent alors diverses utilisations : entre autres, ils servirent d’atelier de cordonnerie pour l’armée de la République.

La fondation impériale (1808).

Napoléon, ayant repris Fontainebleau pour sa cour, décida le 24 mars 1808 de transférer l’Ecole Spéciale Militaire de Fontainebleau à Saint-Cyr et le Prytanée de Saint-Cyr à La Flèche où il s’installa alors dans les bâtiments du collège Henri-le-Grand, le 20 juin 1808.

Depuis lors, sous des noms divers, Ecole royale militaire (1814-1830), Collège royal militaire (1831-1848), Collège national militaire (1848-1853), Prytanée impérial militaire (1853-1870), Prytanée militaire et Prytanée national militaire (depuis 1870), ce collège a conservé la vocation militaire que Louis XV avait, le premier, donné à l’Ecole de Cadets.

L’époque contemporaine.

Malgré les vicissitudes des guerres, qui l’obligèrent en particulier à se replier en 1940 sur Valence et Briançon, le Prytanée continue à offrir à ses élèves une instruction et une éducation qui les préparent spécifiquement à la carrière militaire et leur permettent ainsi de présenter dans les meilleures conditions possibles les concours d’entrée aux grandes écoles d’officiers.

Depuis 1982, le Prytanée, au même titre que les trois autres lycées de la Défense de l’armée de terre (Saint-Cyr-l’Ecole, Aix-en-Provence et Autun), accueille, au sein du cycle secondaire, au titre de l’aide à la famille, des enfants de militaires, de fonctionnaires ou de boursiers n’entrant pas dans les deux précédentes catégories, à partir de la classe de seconde pour y préparer le baccalauréat. En outre, il est ouvert, après le baccalauréat, au titre de l’aide au recrutement, à tout jeune Français désirant entrer dans la carrière des armes.

Site Internet

Adhésion | Calendrier | Contact | Recrutement |   Liens | Armée de terre | Gendarmerie nationale | Marine nationale |
| Police nationale | Armée de l’air | Président IMMSIMMS international |